Retrait de l'aiguille de Huber
Fondamental : Prévention du risque infectieux associé au geste de retrait
Une friction hydroalcoolique doit être réalisée avant le retrait de l'aiguille.
Le soignant porte un masque chirurgical (idem pour le patient) et des gants non stériles.
Après retrait de l'aiguille, le point de ponction est comprimé légèrement avec une compresse stérile imbibée d'antiseptique.
Un pansement adhésif stérile avec compresse sèche est appliqué sur le point de ponction pendant une heure.
Fondamental : Prévention du risque d'obstruction du cathéter par un caillot de sang
Il est indispensable d'assurer une pression positive lors du retrait de l'aiguille car ceci limite l'entrée de sang à l'extrémité distale du cathéter baignant dans le flot sanguin.
Méthode : Comment réaliser la pression positive
Injecter de manière continue le NaCl de la seringue connectée au prolongateur pendant le retrait de l'aiguille de Huber.
Arrêter l'injection dès que l'aiguille sort du septum de la chambre pour ne pas risquer d'injecter du NaCl entre le septum et la peau.
Elimination de l'aiguille dans un collecteur pour objets piquants au plus près du soin, immédiatement après son retrait du site d'injection.
En fin de soin, lavage des mains à l'eau et au savon après la manipulation de médicament cytotoxique (pas de solution hydro-alcoolique).
Pour en savoir plus sur la pression positive voir :
Entretien des chambres implantables : impact de la pression positive lors du retrait de l'aiguille de Huber sur le reflux à l'extrémité distale du cathéter[2] - 19èmes Journées Euro-Pharmat, Strasbourg 2009.
L'étude expérimentale publiée par Lapalu et al. dans J Vasc Access en 2010.